L'Ecole cathédrale

Au Moyen Age, l'état ne se soucie par de créer des écoles pour les serfs ou les paysans, pas plus qu'on en organisait dans l'Antiquité pour les esclaves. Mais l'Église doit recruter des clercs capables de prêcher la religion et d'administrer les affaires religieuses. De là, le souci d'étendre le bénéfice de la culture autour des évêchés et des cloîtres à tous les enfants qui en étaient capables, pauvres ou riches, qui a été à l'origine de l'extension des écoles monastiques, puis des écoles épiscopales et des chapitres.

Au Xe et XIe siècles, le cloître de la cathédrale ne peut petit à petit plus contenir tous les élèves. Des clercs, leurs études terminées, se mettent ainsi à organiser en ville des classes où ils ont le droit d'enseigner, pourvu qu'il aient obtenu la licence d'enseignement délivrée par le chancelier (scolasticus), désigné par l'évêque pour contrôler les maîtres. C'est ainsi qu'essaime l'école cathédrale.

La Fondation Musique sacrée et Maîtrise de la Cathédrale de Sion  a mis sur pied autour de la Cathédrale de Sion une modeste École Cathédrale sous la forme d'un cycle annuel de conférences, données dans le cadre d'un moment liturgique particulier. Elle a généralement lieu durant les week-ends du Carême.

 

Edition 2017 - La Réforme, fracture ou renaissance ?

Aujourd’hui, l'engagement à œuvrer pour l’œcuménisme est encouragé par les  propos du pape François qui déclare que « faire quelque chose ensemble est la plus haute, la plus efficace, des formes de dialogue ».

Aussi dans cet esprit, les après-midis des dimanches de Carême, l’Ecole Cathédrale propose une offre riche qui réunit autour de ce thème prédicateurs catholiques ou réformés et prestations musicales de qualité et prière avec les chanoines de la Cathédrale. 

Convaincue que la musique peut rassembler et unir au-delà des divergences doctrinales qui ont séparé de façon souvent dramatique et violente les chrétiens de confession catholique et réformée, la Fondation Musique Sacrée présente, à partir de trois mélodies chrétiennes traditionnelles (deux hymnes grégoriennes ainsi qu’une chanson populaire), tout d’abord trois chorals de tradition luthérienne puis trois illustrations contemporaines de ces mélodies célèbres. Ces créations sont le fruit de trois compositeurs valaisans de tradition catholique, issus des trois régions du canton (Haut-Valais, Centre et Chablais) et seront interprétées pour la première fois. 

En plongeant ainsi notre réflexion sur différents éclairages de cet événement, en suivant les sources chrétiennes de la louange chantée jusqu’à son interprétation actualisée, la Fondation Musique Sacrée espère montrer que la prière permet d’œuvrer à l’unité de nos communautés.